Rattachée à la région lors du découpage de 2015, la province d’Al Hoceïma en constitue la façade méditerranéenne orientale. Autour de sa baie spectaculaire — l’une des plus belles de Méditerranée — la ville s’est développée entre falaises calcaires, plages de Quemado et de Sfiha, et le parc national d’Al Hoceïma, plus vaste aire marine protégée de la Méditerranée marocaine.
Économie bleue
La pêche demeure le premier secteur productif : le port d’Al Hoceïma arme une flottille côtière et artisanale dont les débarquements (poissons bleus, espadon, crustacés) alimentent le marché national et l’export. Les opportunités portent sur la modernisation de la flotte, la chaîne du froid, la transformation à quai et l’aquaculture, encouragées par les stratégies nationales Halieutis et économie bleue.
Tourisme : un potentiel préservé
Avec son micro-climat, ses criques et son arrière-pays rifain, Al Hoceïma offre un terrain idéal pour un tourisme balnéaire et de nature à taille humaine : hôtellerie familiale et de charme, résidences touristiques, plongée, randonnée dans le parc national. La demande nationale et celle de la diaspora rifaine en Europe assurent une saison longue et une clientèle fidèle.


Infrastructures et programmes publics
- Rocade méditerranéenne : liaison côtière continue vers Tétouan et Tanger ;
- Aéroport Chérif Al Idrissi : liaisons avec Casablanca et l’Europe (diaspora) ;
- Programme de développement territorial « Al Hoceïma, Manarat Al Moutawassit » : équipements urbains, sanitaires et culturels ;
- Éligibilité à la prime territoriale de la charte de l’investissement au titre des provinces en rattrapage.
Décollage démographique à préparer. La province compte 371 527 habitants (RGPH 2024) et reste rurale à 63 % : le foncier y est disponible et les besoins en services, commerce moderne et hébergement touristique largement insatisfaits.
